Artcoo

09 décembre 2010

Die Klugen Jungfrauen d' Aselm Kiefer par Maude Bellamy

Ce tableau s'inscrit dans un ensemble de trois tableaux, un triptyque possédant des caractéristiques communes. Ils comportent une ou plusieurs plantes séchées recouvertes de plâtre se découpant sur un fond peint de couleurs minérales (ocre, vert argile, blanc). Le fond est lisse sauf en bas des tableaux où a été appliquée une plaque épaisse d'enduit craquelé. Les trois tableaux sont de dimensions semblables (3m de haut, 1,20m de large et 15cm d'épaisseur). Un titre est écrit à la peinture (blanche ou noire) en haut de chaque tableau. L'écriture est cursive et non soignée (lettres inégales, ambiguïté sur les caractères, mots non alignés).

Junfrauen

Le tableau, Die Klugen Jungfrauen (Les vierges sages), est composé de cinq tournesols séchés en position verticale et numérotés, en chiffres arabes, de 1 à 5. Ils se détachent sur un fond pareil à un tourbillon de bleu, vert et blanc. Un fond vaporeux et quelque peu tourmenté. La tige des tournesols semble enracinée dans la couche d'enduit qui jouerait alors le rôle de sol.

Mais repensons au titre : « Les vierges sages ». Il fait référence à une parabole « Les 5 vierges sages (et les 5 vierges folles) » (Cf. l'Évangile selon Matthieu chapitre 25). Dix vierges munies de lampes se rendent à la rencontre de l'époux. Cinq d'entre elles (les vierges sages dont il est question dans le tableau) emporte de l'huile pour garder leur lampe allumée. Les cinq autres (les vierges folles) n'en font rien. Lorsque l'époux arrive enfin, les vierges sages sont prêtes, leurs lampes allumées, alors que les autres sont parties acheter de l'huile. Les cinq sages entrent dans la salle des noces ; les cinq retardataires en sont exclues.

Un nouveau sens se dégage maintenant du tableau. Kiefer a choisi de représenter les vierges sages par des tournesols tournés vers le soleil, comme les vierges vers Dieu. Leur agencement indique la posture des vierges, la tête baissée en signe de respect, alignées les unes derrière les autres de façon bien ordonnée (présence de chiffres) : elles s'apprêtent à rentrer dans l'église. Les tournesols sont recouverts de blanc, couleur de la pureté et symbole de la virginité (sûrement la couleur des habits des cinq vierges). On semble être face à une représentation à taille réelle, vue les dimensions importantes et l'épaisseur du tableau.

Mis à part le sol qui ressemble à de la terre, le fond du tableau ne fournit pas d'indications sur le décor de l'action. Par contre, il suggère le dépit des vierges mises à l'écart grâce à la présence d'un tourbillon de couleurs. On ressent leur présence bien qu'elles soient happées par l'obscurité de la nuit et la fumée noire émanant des lampes allumées. La lumière (divine), symbolisée par la tâche blanche centrale, n'englobe que les vierges qui en sont dignes.

présentation au format PDF Die_Klugen_Jungfrauen_KIEFER (921 Ko)

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Paysage de l'Estaque de Georges Braque par Maude Bellamy

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Le Paysage de l'Estaque est une huile sur toile (50 x 61 cm) peinte en 1906 par Georges Braque lors de son Séjour à L'Estaque (un quartier de Marseille). Ce tableau s'inscrit dans le mouvement fauviste. En effet, les couleurs utilisées , assez vives (mais plutôt douces pour du fauvisme), ne correspondent pas à la réalité des objets et sont appliquées en aplats bien distincts. Les différents aplats laissent des interstices de toile nue qui semblent être les stigmates de la rapidité d'exécution du tableau.

Le motif choisi est plutôt banal : un chemin de campagne bordé d'arbres. Mais le peintre le transcende par le choix des teintes. Avec ces arbres tordus aux tons améthyste, mauve et pourpre dont les branchages et les ombres bleutées sont entourés de halos jaunes, nous sommes face à un paysage nimbé de soleil tout droit sorti des contes de fées. Les traits de peinture tourbillonnants donnent vie aux feuillages ; le paysage est désolé mais semble agité. Cette impression est renforcée par le contraste provoqué par les passages brutaux, sans dégradé entre les différentes teintes.

Une impression d'onirisme se dégage de la toile. Serait-ce une tentative de capture picturale d'une vision rêvée, voire hallucinatoire ? La représentation épurée des éléments, la sensation de flottement procurée par les arbres (lévitation des branches, arbres qui ne semblent pas enracinés), les couleurs étranges, acidulées, nous laissent penser que la réponse est oui. Dans ce cas, nous sommes sur le point de nous réveiller.

Le rêve s'estompe, les couleurs ne recouvrent plus la toile en certains endroits, comme si elles disparaissaient petit à petit. La réalité reprend ça et là le dessus sur le rêve : la végétation reprend peu à peu sa vraie couleur, toutefois les feuilles vertes restent encore rares.

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"L'Estaque", Georges Braque, par Angèle Liance


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Cette oeuvre est une peinture réalisée par Georges Braque en 1906, symbolisant le port de l'Estaque.
On observe une grande variété de couleurs utilisées dans ce tableau, vives pour la plupart, à l'image du courant fauve. Les espaces où la toile est visible sont rares, et la touche est très visible. En comparaison avec d'autres tableaux du même artiste et de la même époque, la perspective est étonnamment respectée : Les bâtiments en fond se distinguent clairement, les différents plans également. La précision dans les formes et le paysage laissent facilement imaginer le peintre peignant devant son modèle.
Les couleurs utilisées pour le ciel ainsi que pour l'eau sont étonnantes : On y trouve du vert, du jaune, du rouge, et parfois du noir. Mais ce qui différencie ces deux éléments est la touche : Contrairement au reste du tableau, le sens de la touche est très marqué dans le ciel ainsi que dans l'eau. Dans l'eau, cette touche est très horizontale : Cela donne une impression de calme, l'eau semble reposée et reposante. A l'inverse, dans le ciel, la touche est inclinée, ce qui donne une impression de mouvement à l'ensemble.
On peut interpréter ce tableau en remarquant le calme et la douceur se dégageant de son ensemble. La lumière et les reflets de la réalité sur l'eau, ce paysage de carte postale... Toutes ces idées reflètent le tableau et renvoient à une image paisible. De plus, les couleurs orangées de l'eau peuvent renvoyer à un coucher de soleil. Ce tableau pourrait être l'image d'un lieu cher à Georges Braque, dont il a voulu symboliser toute la poésie et la douceur dans cette peinture. Il pourrait y avoir passé des moments agréables, et vouloir, en quelque sorte, lui rendre hommage.

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Dog And Boy In A Johnnypump de Jean-Michel Basquiat vue par Anis BEN LETAYEF

Oh, nous voilà de retour. J’ai encore plein de choses à vous raconter. On dirait que l’inspiration est en moi puisque je veux vous parler d’une œuvre qui m’a bien fait rire.

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Bon pour comprendre d’abord, il faut situer le contexte. Pour ma « classe d’art », je devais aller à une exposition afin de m’intéresser à la démarche d’un artiste contemporain. J’avoue qu’au début, je n’étais pas trop emballé. L’art et moi, ça fait quatre. =D

J’ai un peu galéré à trouver la bonne exposition. Et un jour je l’ai trouvé. C’était sûr. Je parlerai de cet artiste… LUI BASQUIAT !

Il était exposé au Musée d’Art Moderne de paris pour célébrer le 50ème anniversaire de sa naissance. C’était un grand évènement. On en parlait partout, tellement que dès que je suis arrivé devant le musée, je vis une queue énorme. Je n’étais donc pas le seul à vouloir le voir.

Après une longue attente et après avoir fait le tour de ses œuvres, je vis celle dont je veux vous parler.

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Elle s’appelle «Boy and Dog in a Johnnypump ». C’est une grande toile de 240x450,5 cm. On ne peut pas la rater. Elle est faite avec de l’acrylique, du pastel gras et de la peinture à l’aérosol. Elle date de 1982.

La première chose qu’on peut voir, c’est les deux personnages en noir (un homme et un chien) dans un environnement très coloré. On voit que les couleurs sont assez vives. On voit du jaune, de l’orange, du vert clair, un peu de marron, un peu de rose/saumon et du rouge. On voit aussi une sorte de séparation entre la partie gauche du tableau et sa partie droite. On dirait deux mondes différents. Mais ce monde est lié puisqu’on dirait qu’un dégradé les unit. Le tableau n’est pas fait de manière académique, classique. Il n’y a aucune hiérarchie. Les couleurs débordent. Il y a des taches. Il y a des symboles tout à a gauche. Les tracés ne sont pas droits. On ne sait pas d’où ça commence. On aurait dit la peinture d’un enfant. Mais quel génie cet enfant, car ce désordre crée tout de même de la profondeur. On voit que le rouge est la couleur la plus importante puisque c’est la couleur la plus visible, la plus proche des deux personnages et la plus « agressive » à notre œil de spectateur. Le rouge ressemble à du sang et avec le jaune/orange derrière, on peut imaginer un feu. On voit aussi un gros trait rouge au niveau du ventre.

Ce qui m’a intrigué le plus, c’était le rôle des personnages. Le chien est noir, délimité par des traits blancs. Il possède une auréole rouge au-dessus de sa tête. Il a l’air étonné, apeuré. Sa mâchoire est assez impressionnante. Il a des longs crocs. L’homme, quant à lui, n’est pas très grand. Il a de longs bras, de grosses mains et de grands pieds. Il a les bras levés. On aurait dit une crucifixion. Il a une grosse mâchoire et des petits yeux. Il sourit et a un regard malicieux. On dirait qu’il se moque de quelqu’un. A l’intérieur de son corps passe plein de lignes blanches. On dirait qu’il veut représenter son squelette et ses organes. On voit bien l’intestin au niveau du ventre et une rotule au niveau du pied droit. La base de son corps est noire.

Oulaaa … Je ne sais pas pour vous, mais il y a beaucoup de choses à analyser. Vous auriez vu tout ça d’un coup ? Moi pas. Donc imaginez ce qu’il voulait représenter...

Après de longues heures de recherches, je pense savoir. Vous m’en direz des nouvelles.

Je pense que Basquiat voulait représenter sa vie. L’homme du tableau ressemble étrangement à Basquiat avec ses cheveux de tous les côtés. Il utilise une scène religieuse avec de l’ironie pour montrer le racisme qu’il subit. Dans le fond, les couleurs sont agressives. On aurait dit qu’il voulait représenter le bruit, peut-être le cri des protestations. On dirait qu’il représente la séparation du monde des « blancs » et du monde des « noirs ». En effet, le chien est du côté doux du tableau (avec les couleurs roses et vertes) et il a une auréole pour montrer son aspect angélique. Tandis que l’homme est du côté chaotique du tableau (avec ses couleurs rouge, jaune, noir/gris). On dirait que c’est un ange noir et qu’il est en enfer. Ce qui est étrange, c’est que l’homme est en position de crucifixion et qu’il n’a pas d’auréole et que le chien en a une alors qu’il a l’air menaçant. On dirait que les rôles ont été inversés.

Le seul pouvoir que l’homme obtient de Dieu c’est le trait rouge. En effet, le tableau s’appelle « Dog and Boy in a johnnypump ». Au début, je pensais que johnnypump était un lieu et que le chien et l’homme sont dans ce lieu. Donc en français, on aurait pu dire « un chien et un garçon dans un ‘johnnypump’ ». Après avoir fait quelques recherches, j’ai compris que ce n’était pas ça. En anglais, johnnypump est un mot d’argot qui veut dire « développeur de pénis ». Donc le tableau s’appellerait « un chien et un garçon avec un développeur de pénis ». J’avoue que ça m’a bien fait rire et qu’après l’interprétation m’est venue de suite. En effet, l’homme a une tache rouge qui représente une érection et cette érection provoque l’étonnement du chien. L’homme se moque alors de l’étonnement du chien qui est abasourdi par cela.

Je crois que Basquiat veut nous faire passer un message. Il veut montrer que l’homme est comme tout le monde (on le voit lorsqu’il montre son squelette et ses organes humains) mais qu’il a beau essayé de s’intégrer dans le monde des « blancs », on le regardera toujours comme une bête de foire et on le rejettera. Il se moque aussi du chien car celui-ci se place comme quelqu’un de digne, de supérieur, notamment grâce à l’auréole, alors qu’en fait il est encore plus effrayant. On dirait que le chien est le symbole de l’homme blanc. L’homme provoque le chien en lui montrant qu’il a reçu le DON DE DIEU.

Bastien choque et on est choqué.

Bastien rigole et ça nous fait rigoler.

Bastien provoque et ça a l’air de marcher.

Je sais, je suis fou… C’est une interprétation un peu osée mais je l’ai senti comme ça. Et puis une œuvre d’art est polysémique donc on peut dire ce qu’on veut. Dans tous les cas, je vous conseille l’exposition, elle dure jusqu’au 31 janvier et si vous voyez cette œuvre et que vous voulez en parler, alors laissez-moi un commentaire.

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08 décembre 2010

L'Estaque de George Braque vue par Hamdouni Chirine

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                       Ce tableau « L’Estaque » de George Braque a été dépeint en 1906. C’est un tableau aux couleurs vives, l’ensemble des traits épais colorés forment un paysage dont on peu voir au premier plan des barques et en arrière plan un village. Ces deux espaces sont séparés par de l’eau aux couleurs purs. On remarque que les couleurs employés ne sont pas celle de la réalité, tout est coloré de manière « surréaliste ». A première vu, on ne remarque pas qu’il s’agit de calanques, mais lui accordant plus d’attention, on ressent le côté paisible de ce paysage. Ce tableau est très illuminée, grâce à ses couleurs surtout le jaune,  malgré le fait que soleil est en parti caché, cette touche de jaune dans le ciel nous donne l’impression que le soleil est partout. Les toits des maisons sont oranges, ce qui dégage un climat chaleureux et accueillant, ce qui fait que qui conque voit ce tableau aurait envie d’y être.

             C’est un paysage paisible, l’immobilité des éléments dégage de la tranquillité et de la gaité, on ressent une paix intérieure et l’impression d’être en harmonie avec le monde. George Braque fut charmé par ce paysage qui lui inspirait une sensation de paix et de repos. Il en fit donc un tableau, pour exprimer et se remémorer cette sensation unique qui le rendit heureux.

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Anagramme de Jean-Loup Cornilleau vue par Hamdouni Chirine

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                        Cette anagramme Sans Titre de Jean Loup Cornilleau a été crée en 1988. Sur cette feuille, mise en valeur par le cadre, sont écrits les mots star/rats de façon symétrique. Ces deux mots de sens totalement opposé témoignent d’un passage de la gloire (star) à l’état d’un vulgaire et misérable rongeur qu’est le rat. Les lettres communes entre les deux mots sont reliées par un mince trait tracé à main levé, tous ces traits sont des passerelles qui montrent combien il est facile de passé d’un état à l’autre. A travers cet œuvre Jean-Loup Cornilleau marque une rupture avec le monde et l’expose face à la réalité, ce n’est autre que les risques que prend un artiste à chaque décisions prise. C’est également un jeu de sens, un jeu phonétique mais par-dessus tout un jeu de hasard car cet artiste ne conçoit rien en pensée, il garde ce qu’il obtient en avançant, tout en gardant à l’esprit son but qu’est d’atteindre le rien, qu’il pense avoir atteint en par le blanc du mur, du cadre et de l’œuvre, mais également par la simplicité de ces mots et de la composition.

A travers cette anagramme, Jean-Loup Cornilleau, raconterait une expérience qu’il aurait vécue. Et fait un constat d’une expérience que chacun vit de différente façon, tout en jouant avec les mots.

Une chose est sûre, cet artiste montre le potentiel des éléments auxquels les gens ne portent aucune attention.

               Ce n’est autre qu’un défi que se lance Jean-Loup Cornilleau, celui d’atteindre le « rien », ce qui signifie entre autre que le rien est quelque chose d’imperceptible pour l’homme. Personne ne sait ce qu’est le rien, ni à quoi il peut bien ressembler, il pense l’avoir atteint de part et d’autre en faisant en sorte que les différents matériaux se rencontre. Et c’est à travers cette rencontre de matériaux qui ne s’associent pas dans la nature, que Jean-Loup Cornilleau forme ce qu’il pense être le rien.

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06 décembre 2010

Partition de Bruce Conner vu par Méliné KULPA

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     Bruce Conner (1933-2008) assemble entre 1961 et 1963 Partition. Il s'agit d'un paravent à 3 panneaux de 182 x 74 cm chacun.

     A première vue, l'œuvre ressemble à une sorte de sanctuaire vaudou protégeant un objet suspendu entre les panneaux.

Le fond des panneaux est entièrement recouvert de peinture, d'assemblages de papiers, d'une tapisserie et de toile de Jouy. Se greffe dessus des bas de nylons filés, ressemblant à de la toile d'araignée, rendant ainsi un aspect ancien et crasseux. S'adjoint à l'ensemble une multitude d'éléments collés vraisemblablement de manière aléatoire et appartenant à divers univers.

Un des thèmes choisi par l'artiste est l'univers du cabaret, du glamour et de l'érotisme Hollywoodien. En effet, on trouve de la dentelle, des passements, des colliers de perles, des bijoux, des strass, des feuilles d'or, un boa, des frous-frous, des plumes, des rubans et bas de nylon.

On découvre également des éléments évoquant la plage sud-américaine. On voit ainsi : un fragment de chapeau de paille, des maracas, des coquilles de fruits brisées, un galet, un éventail et des morceaux de puzzle bleus verts et jaunes rappelant les couleurs de la plage et des palmiers.

D'autres objets semblent tirés de la vie quotidienne certainement trouvés et récupérés au cours des trois années de réalisation de l'œuvre. Il y a ainsi : des fils de laine , des morceaux de verre brisé, des boîtes d'allumettes, un bouchon de marqueur, un moule à gâteau, des napperons en papier, des roses fanées, de la ficelle, des fragments de miroir, du voile noir et des timbres.

     Cette œuvre m'a tout de suite séduite : elle est trash et a un aspect lugubre malgré des composants joyeux et agréables.

Une danseuse de cabaret semble s'être déshabillée à l'intérieur, se cachant des regards indiscrets, tout en y laissant ce qu'elle portait. Pourtant un des panneaux est percé d'un petit trou donnant une tournure assez perverse au paravent : la pudeur de la femme n'est plus respectée, on entre dans son intimité.

C'est une sorte de poubelle composée d'objets du quotidien antinomiques d'une œuvre d'art « traditionnelle » où l'on choisi des matériaux nobles. Bruce Conner a donc cherché à provoquer l'art bourgeois propre et cadré.

L'objet suspendu entre les panneaux, est un petit panier fermé et noué. On peut l'apparenter à un reliquaire évoquant le rituel et l'exorcisme. Que renferme t-il ? L'âme de l'œuvre ? Un objet précieux pour l'artiste ? Rien ? Il laisse le spectateur spéculer sur son contenu, y projeter ses fantasmes et donc s'y intéresser.

L'aspect gore de l'assemblage peut effrayer ceux qui s'arrêtent aux apparences. Ceux qui s'y intéressent remarquent qu'il est érotique. Mais pourquoi Bruce Conner a t-il choisi de construire son ouvrage sur un tel paradoxe ? Je pense qu'il a voulu représenter l'inverse de certaines sociétés actuelles où tout semble beau de l'extérieur, mais dans lesquelles se cachent de nombreuses cruautés et atrocités. L'artiste critique ainsi son continent natal (l'Amérique) idolâtrée de tous mais où sévissent terrorisme, trafics en tous genres, catastrophes naturelles, pauvreté, famine...

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ABC (1959) de Jacques Villeglé commenté par Jérôme Rahault

 

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Jacques Villeglé est un artiste appartenant au mouvement du Nouveau Réalisme. Ce courant a débuté au milieu du siècle dernier, il se veut descendant du Réalisme et reprend donc certains de ces principes comme le retour à la réalité (en opposition aux œuvres abstraites) mais avec une touche innovante (assemblage ou accumulation d’objets appartenant à la « réalité quotidienne »). L’objectif étant bien souvent de montrer la réalité de façon inhabituel.

Jacques Villeglé est le spécialiste des affiches lacérés qui constituent une grande partie de son Œuvre. Sa démarche consiste à récupérer un carré d’affiche lacéré d’un mur de la ville, puis à le maroufler (coller comme du papier peint) sur une toile. Cette pratique peut être associé au « Pop Art », les affiches étant souvent des publicités (annonce de cinéma), les œuvres sont en lien direct avec la société de consommation.

ABC, tirant son nom de la grande affiche centrale éponyme, est donc uniquement constituée d’affiches lacérées par des passant, l’artiste n’a effectué aucune retouche. Cependant il l’a complètement décontextualisé en la déplaçant de la rue publique à un lieu d’exposition, lui donnant une valeur insolite. En effet, les couleurs sont pourtant ternies par les intempéries de l’extérieur et vieillies par le temps donnant un aspect usagé à l’ensemble comme s’il venait de la déchetterie. Les déchirements dans tous les sens donnent un côté violent au tableau et expriment un sentiment de haine.


L’artiste ne se considère pas comme l’auteur de l’œuvre, il se voit davantage comme le collecteur ou tel un photographe qui capture une image de la rue. Pour lui le véritable auteur est celui qu’il appelle « le lacérateur anonyme », le passant qui devant une certaine affiche a voulu détourner son message. Ils y a donc plusieurs auteurs puisque plusieurs affiches sont tailladées et à différents jours. Tous sont complètement inconnu, d’autant plus qu’ils ont surement agit de manière secrète, ce qui conduit inévitablement à la disparition de la figure d’artiste, l’œuvre n’étant bien entendu pas signée. Jacques Villeglé remet en question le rôle de l’artiste. Il est ainsi une sorte d’archéologue, comme un géologue qui étudie les strates pour identifier les différentes couches de sédiments, lui inspecte les couches d’affiches, cherchant les significations de chaque suppression de mot, les affiches n’ayant qu’une portion de déchirée.

Ce carré d’affiche est représentatif de la culture et même du mode de pensé des habitants du lieu où il a été récupéré. Cette humanité est cependant pleine de contradiction puisque les affiches sont à peu prés toutes tailladées. Les affiches représentent généralement la culture dominante et la lacération, un acte de rébellion, les messages politiques étant également souvent détournés. La composition présente ainsi le visage d’une population riche en débat où la pensée est loin d’être uniformisée et où chacun a son mot à dire. C’est cette lois de la rue que Jacques Villeglé affectionne particulièrement et qu’il nous présente dans cette œuvre nommée ABC.

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05 décembre 2010

"Paysage de l'Estaque" vu par Lucien L'Anton

paysage_de_l_estaqueNom étudiant : Lucien L'Anton

Nom artiste : Georges Braque, né le 13 mai 1882 et mort le 31 août 1963

Titre date : Paysage de l'Estaque, 1906

Dimensions : 61x50cm

Matériaux : Peinture à l'huile sur toile

Acquisition : Dation en paiement des droits de succession (1986)

Éléments descriptifs de l'œuvre :

. Le tableau est assez petit

. Le tableau est très coloré

. Les couleurs sont très vives et simples

. Couleurs primaires et secondaires

. Les couleurs ne sont pas à leur place

. Le mauve lumineux est la couleur dominante

. Contraste entre des couleurs mauve/bleu/rose et jaune

. Tout le tableau n'est pas peint : il reste du blanc

. On distingue uniquement des arbres, de l'herbe

. Les formes sont très simples

. On distingue des traces de vie et de construction humaine : petit muret en bas à droite

. Le feuillage des arbres est très présent et recouvre quasiment la totalité du haut du tableau

. On peut deviner des oliviers (région + forme des arbres)

. On remarque la vitesse d’éxécution de l’artiste

. Formes et ombres très réalistes

. La perspective n’est pas respecté

 

Éléments interprétatifs :

. Cette série d'œuvre met en évidence combien les paysages ont été un facteur de développement important pour braque et sa période fauve.

. Georges Braque peint cette toile fauve alors qu’il n’a que 23 ans. Il est, semble t-il, sous le charme de la lumière de l'Estaque, situé au bord de la méditerranée.

. Dans cette composition, Georges Braque joue avec les couleurs intenses. Le rythme est accentué par le côté sinueux des arbres, des feuillages, des racines.

. L'artiste tend vers une simplification de formes et de l'espace en abolissant la perspective.

. Il utilise toutes les couleurs primaires et secondaires juxtaposées à des fins expressives et non descriptives. (Cependant, il faut comprendre que toute la série des toiles de l'Estaque, plus d'une vingtaine, est placée sous le signe de l'esprit de Cézanne, dont Braque s'était imprégné aux rétrospectives des Salons de 1904 et 1905).

. Ce séjour à l'Estaque s'inscrit donc dans un parcours initiatique où Braque construit ses toiles en se soumettant aux influences de la lumière solaire, de l'atmosphère du sud et à l'effet de pluie qui ravive les couleurs. C’est surement pour cette raison que les couleurs utilisées sont très inhabituelles et très vives.

. Braque joue beaucoup sur l'interprétation des feuillages ainsi que la pénétration de ceux-ci par la lumière : jeux d’ombres et de lumière.

. Il met en valeur le mauve lumineux (la couleur dominante) et traite le motif naturel par de grandes surfaces.

.Les arbres semblent flotter dans l’air, comme posés sur le sol, notamment grâce aux arabesques et à la fusion des formes (arbres/feuillages).

. Les arabesques ainsi que les couleurs très vives rappellent les contes de fées, dessins animés et fables diverses : référence à l’onirisme.

. Ici l’artiste restitue non pas le motif mais plutôt la vision qu’il a de celui-ci : une vision très étrange voire hallucinatoire.

. Le dynamisme du tableau est basé sur les contrastes et les rapports de teintes chromatiques qui structurent le tableau : le tableau semble être en mouvement et animé.

.Braque resta cinq mois à méditer la couleur dans ce petit village méditerranéen qui lui inspira ses œuvres les plus colorées et les plus caractéristiques de sa période fauve.

 

Synthèse :

Georges Braque peint cette toile en 1906, il y dessine un paysage de l’Estaque, petit village du sud de la France. A ce moment il à 23 ans et est sous le charme des œuvres de Cézanne dont il s’est imprégné lors de rétrospectives en 1904 et 1905. Cette série d'œuvre (série peinte à l’Estaque) met en évidence combien les paysages ont été un facteur de développement important pour Braque et sa période fauve. Il met ici en évidence son admiration pour la lumière et l’atmosphère qui règne dans le sud de la France. Dans cette toile, Braque joue avec les formes et les couleurs, ainsi il nous donne à voir, non pas un paysage, mais la vision qu’il a de celui-ci. Il utilise des couleurs primaires et secondaires très vives, on peut distinguer un contraste entre le premier plan teinté de mauve et l’arrière plan teinté de bleu et vert. Il joue également sur la forme des arbres qui semblent flotter dans les air. Ceci est accentué par l’utilisation de traits sinueux ainsi que par l’abolition de la perspective (il tend vers une simplification des formes et de l’espace). Paradoxalement la perspective ne disparait pas complètement du tableau puisque son utilisation des motifs et couleurs redonne de la profondeur au paysage représenté. Les arabesques et les couleurs très vives du tableau rappellent les contés de fées, dessins animés et autres fables touchant à l’onirisme. En effet il joue beaucoup avec les ombres des feuillages et la lumière qui vient littéralement pénétrer le tableau. Ces mêmes feuillages prennent une part importante dans la composition du tableau, ils sont pénétrés par la lumière solaire ce qui donne un contraste entre le sol jaunâtre et les ombres bleuâtre. Toutes ces caractéristiques mettent en évidence une certaine vie et un mouvement au sein du tableau, celui-ci est clairement basé sur le rapport des teintes et des contrastes de couleurs. Ce tableau est donc caractéristique de Braque et sa période fauve, il y mélange couleur et forme onirique, tout en décrivant la vision qu’il a des paysages du sud-est de la France.

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GHOST DRUM SET de Claes Oldenburg par Anis BEN LETAYEF

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Ahh quel farceur, ce Claes Oldenburg ! Il nous a bien surpris avec sa batterie fantôme, vue au musée d’art moderne. Comment ??! Vous n’êtes pas au courant ?! Il faut que je vous raconte alors.

Avec ma  « classe d’art », nous sommes allés à Beaubourg. Pendant cette « expédition culturelle », nous avons rencontré beaucoup d’artistes. Nous sommes passés de Kandisky à Matisse, puis de Picasso à Avedon, et j’en passe … Enfin bref, des personnes qui excellaient dans leurs arts.

Puis, c’est là que je vis cette œuvre. Cette « blague » de Claes Oldenburg, cet artiste suédois du pop art. Cette chose s’appelait GHOST DRUM SET. Littéralement, en français, la Batterie Fantôme. Qu’est-ce qu’on apprend sur elle ? Que c’est une œuvre en 3 dimensions de 1972. Qu’elle est posée sur un socle 183x183 cm et qu’il y a dix éléments en toile cousus et peints contenant des billes de polystyrène disposés sur une base.

Ouais… cool =)

Bon, je me décide à la regarder. Et bien, on distingue bien une batterie. Mais par contre la pauvre, elle souffre ! Quand on la regarde, on a l’impression qu’elle fond et qu’elle s’enfonce sous terre. En tant que fan de musique, je ne peux m’empêcher d’être peiné pour elle. Et je ne peux m’empêcher de la regarder aussi. Je vois que je ne suis pas le seul dans ce cas, puisque les passants sont aussi interloqués que moi.

Qu’est-ce qu’on peut y voir ?

On voit que la batterie est désordonnée. On voit qu’elle est molle, surtout au niveau des caisses. On voit qu’elle n’a plus de couleurs. En effet, la toile est peinte en blanc. On voit des mots écrits sur certaines des caisses. On y voit arm #1 et arm #2. On voit des pédales en bois ou en métal, repeintes elles aussi en blanc.

Cette pauvre batterie n’a pas pu me laisser indifférent. Je voulais comprendre pourquoi Claes l’avait autant torturé.

La première idée qui m’est venue à l’esprit est qu’il voulait représenter la mort d’un objet typique de la culture pop/rock. J’ai l’impression qu’il a voulu personnifier la batterie. C’est pourquoi depuis le début, je parle d’elle comme un être humain. A la base, le batteur tape sur la batterie pour obtenir un son fort, puissant. Combien de filles sont tombés amoureuses de batteurs grâce à leurs batteries ? Combien de jeunes les ont trouvé « cool » grâce à leurs batteries ?
Maintenant que la batterie est molle, elle ne sert plus à rien. En effet, elle a perdu son attribut essentiel qui est la rigidité des caisses. Sa mort est assez « classe » puisque rien ne dépasse, malgré son aspect grossier. Ce n’est pas « trash », malgré son passé sulfureux dans certains groupes rock. J’ai trouvé que c’était assez propre pour une mort.

Serait-ce pour ça qu’elle est fantomatique ? Surement ! On dirait que l’objet devient plus fragile et s’efface. Sa blancheur m’a évoqué le cliché enfantin du fantôme. Un camarade a suggéré que Claes voulait représenter la mort du son, le silence et donc « le son fantôme ».

Cela m’a beaucoup fait réfléchir. Je me suis imaginé la revanche de la batterie après la torture qu’elle a subit. Les coups, les écritures, l’ingratitude des humains… Je me suis dit qu’elle allait revenir les terroriser avec son apparence étrange et son « son  fantôme ».

Oui je suis FOU.

Le fait qu’il transpose la batterie de cette manière la rend absurde. C’est bien un artiste du pop art puisqu’il utilise un objet de la société de consommation et le déforme pour mettre en évidence l’influence de cet objet sur nos décisions de consommateurs. Cette transposition me rappelle certaines œuvres du surréalisme.

L’artiste utilise sa carte humour et le fait bien puisqu’il se moque de nous en anticipant notre réaction. Il sait très bien qu’on se posera des questions.

Encore une fois, quel farceur ce Claes Oldenburg ! Je vous conseille d’aller voir cette pauvre batterie. Je l’ai appelé Jenny. Allez lui dire bonjour. =)

Si vous avez lu mon texte jusqu’ici et que vous voudriez débattre sur cette œuvre, alors n’hésitez pas à laisser des commentaires.

ANIS BEN LETAYEF ©

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04 décembre 2010

"Tide" de Darren Almond, par Lucien L'Anton

Nom étudiant : Lucien L'Anton

Nom artiste : Darren almond né en 1971

Titre date : « Tide » 2008

Dimensions : 600 horloges digitales synchronisées (chacune mesurant : 31.2*18.2*14.2 cm). Se présente sous la forme d'un immense mur d 'horloge

Matériaux : Horloge digitales « flip » synchronisées , système de contrôle electronique.

Caractéristiques : Synchronisation parfaite, mur de 3.5m*12m

Elements descriptifs de l'œuvre :

. C'est grand (600 horloges)

. Multiplicité d'horloge

. C'est figé

. C'est contre un mur

. Toutes les horloges sont identiques

. Les horloges sont protégées par un cache en verre transparent

. Tout les écrans affichent la même chose

. Le mur est blanc, les horloges blanches, l'affichage noir et les nombres blancs

. Affichage digital

. L'objet initial (horloge) préserve sa fonctionnalité : afficher l'heure

. Le mur est plus grand que l'œuvre, il reste donc vierge de chaque coté : aspect brillant

. Toutes les horloges sont parfaitement placées

. Lorsque une minute passe, l'affichage change : production de bruit

. Placé a côté d'une œuvre lumineuse

. Le parquet est brillant, ce qui reflète l'œuvre

 

Premières relations objectives entre les éléments repérés :

. Ces horloges permettent d'avoir une représentation du temps qui s'écoule

. L'aspect brillant de toutes les horloges donne un effet de reverbération de la lumière ainsi qu'un effet de transparence de l'œuvre

. La couleur blanche des horloges se font parfaitement avec le fond blanc du mur

. La couleur noire de l'affichage ainsi que la couleur blanche des nombres créer un contraste

. Le bruit engendré par le changement d'affichage est amplifié par la quantité d'horloge

. L'affichage étant le même sur toutes les horloges, cela créer un effet de redondance de l'œuvre

. La traduction du titre l'œuvre signifie Marée (« Tide »)

. On a l’impression de voir une marée d’horloges

. 600 horloges qui comptent le temps

. Ici le temps est étalonné en minute.

. La grandeur de l'œuvre et sa position dans la salle (contre un mur) semble augmenter la taille de l'œuvre

. Le point de vue du spectateur change l'image que l'on se fait de l'œuvre, de face, celle-ci paraît immense et immobile, vue de côté celle-ci semble être infinie et réfléchie la lumière

. Vu de côté, on voit dans le prolongement de l'œuvre une sorte de lampe géante en forme de soleil et l'œuvre qui se déclinent sous forme de miroir

. L'œuvre est renforcé par la réverbération de l'œuvre sur le parquet brillant.

Synthèse descriptive :

Le titre de l'œuvre associé à l'œuvre pourrait être interprété comme une marée d'horloge. Cette œuvre permet un affichage digital du temps qui passe. Ce temps qui passe est traduit par un aspect visuel, changement d'affichage chaque minute), et auditif, bruit engendré par le changement d'affichage. Les éléments composants cette œuvre sont fonctionnels et n'ont pas été détourné de leur usage premier : afficher l'heure. Cependant ici les horloges ne servent pas simplement à afficher l'heure, mais a proposer au spectateur un affichage du temps qui passe. L'œuvre paraît lente et infinie grâce aux horloges qui sont étalonnées par minute. Le mur blanc et le parquet brillant donne l'impression que l'œuvre est immense. L'œuvre est très allongé et rappel un paysage. Comme une sorte de champs d'horloge. Pour finir le contraste de l'œuvre blanc/noir donne une fois de plus un sentiment d'immobilisation des horloges.

Premiers éléments interprétatifs :

. Cette œuvre semble être une représentation physique du temps qui passe et s'écoule inéluctablement de minutes en minutes

. Chaque minute devient un événement en lui même grâce au bruit et au changement de l'affichage, de plus le spectateur attend cet événement avec impatience lorsqu'il regarde l'œuvre

. Alors que la science valorisent un temps de plus en plus petit (milliseconde, nanoseconde …), ici le temps est étalonné en minutes. Chaque minute le processus recommence, jusqu'à la prochaine minutes.

. Le temps est de plus en plus virtuel, ici l’auteur nous donne à entendre et voir le temps qui passe

. L'œuvre est parsemé de mouvement dans le temps, chaque minute son œuvre évolue et se modifie. Cependant cette œuvre est elle même éphémère puisque chaque jour elle est réinitialisé à minuit, et recommence, inéluctablement, à compteur le temps

 

Synthèse interprétatives :

Cette œuvre a été réalisé en 2008 par Darren Almond. Elle comporte 600 horloges digitales, toutes disposés contre un mur. Cette œuvre est relativement immobile et semble représenter physiquement le temps qui passe et s’écoule inéluctablement à la même vitesse. Le fait que les horloges n’affichent que les minutes accentue cet effet de lenteur du temps qui passe. De plus, chaque jour les horloges recommencent le même cheminement puisqu’à minuit elle recommence un cycle, ce cycle durant exactement une journée. Ainsi l’œuvre redevient la même chaque jour qui passe. Alors que la science valorise un temps de plus en plus petit, ici l’artiste nous laisse ressentir la lenteur du temps, puisque les horloges sont étalonnées en minutes. Ici, chaque minute devient un évènement en lui-même grâce au mouvement qu’elle entraine : changement d’affichage et bruit dû à l’affichage. Chaque minute qui « tombe » fait figure de détonation. Ojones2_20_08_15n peut dire que l’œuvre a une dimension infinie puisque celle-ci recommence chaque jour inéluctablement le même cycle. Cette œuvre permettrait donc de compter le temps, imuable et infini. De plus ici l’artiste modifie nos habitudes, en effet de nos jours toutes les nouvelles horloges, montres, pendules… sont totalement silencieuses : on ne veut plus entendre le temps passer (bruit du tic-tac de l’horloge). Cette œuvre est donc une sculpture tant visuelle que sonore qui rappelle la tradition de la vanité (réflexion sur le temps qui passe). Par cette œuvre, il montre qu’il veut résister à ce temps qui passe inéluctablement.

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Jaune-rouge-bleu (1925) de Vassily Kandinsky vue par LAGARDE Gaël

Kandinsky_Jaune_rouge_bleu_1925

         Bonsoir, je vais vous présenter une œuvre que nous avons vue lors de notre visite au musée d’art moderne, qui est : « Jaune-rouge-bleu », de l’artiste Vassily Kandisky.
Il est universellement reconnu comme étant l’inventeur de l’abstraction lyrique, de plus, il est peintre et théoricien.
Au départ, il faisait des études de droit, mais par la suite, il décida de se consacrer à la peinture qui, avec la musique, l’intéresse depuis toujours.
A partir du moment où il peint ses premières œuvres abstraites, il tire un trait sur toute relation liant l’objet à la figure, la toile devient alors le lieu d’oppositions multiples de forces et de couleurs qui bouleversent l’espace.
D’ailleurs, il à écrit un ouvrage s’intitulant : « Du Spirituel dans l’art », où Kandinsky médite sur les rapports entre la forme et la couleur, la peinture et la musique, tentant de définir la valeur expressive des formes et des couleurs et de leurs combinaisons.

Tout d’abord, cette oeuvre abstraite paraît plutôt complexe.
En effet, on voit plusieurs formes étranges, que l’on ne pourrait nommer ou même identifier.
Par exemple, la partie gauche du tableau contient des formes très géométriques : des rectangles, des cercles, des droites, etc; tandis que la partie droite contient des formes plutôt libres : des courbes, des triangles ondulants, des rectangles déformés, etc.
Par ailleurs, de gauche à droite, on aperçoit très clairement les trois couleurs primaires, qui forment aussi le nom du tableau (dans le même ordre) : le jaune, le rouge, et le bleu.
Plus en bas du tableau, on dirait qu’il y a des espèces de nuages bleutés, qui continuent vers le haut, alors qu’au milieu, on pourrait voir un ciel bleu parsemé de quelques nuages blancs seulement.
Enfin, on remarque qu'aucun élément du tableau ne semble aller vers l'extérieur, c'est-à-dire qu'il est centripète.

Revenons maintenant à la partie géométrique de cette peinture.
Il apparaît une espèce d’opposition très claire entre la partie gauche et la partie droite du tableau, celles-ci semblent discuter entres elles.
Effectivement, on ressent un effet spirituel émanant de cette œuvre, presque suprême, car la partie gauche semble désigner une divinité bénéfique se mettant en travers d’une divinité maléfique à droite.
C’est une image que l’on pourrait associer à diverses choses, telles que le soleil et la lune, ou le bien et le mal, etc; Kandinsky nous invite donc à des projections spirituelles.
Toute cette géométrie a assurément un lien étroit avec l’ouvrage nommé : « Point, ligne, plan » du même auteur; notamment, il en est de même pour l’œuvre constitué de symboles, tel un genre de dictionnaire, que l’on avait aussi vue au musée d’art moderne.
D'autre part, les droites parallèles situées tout en bas à droite, tout en haut à gauche, et au milieu à gauche du tableau, semblent renvoyer à des portées de musiques, cela aurait donc un lien direct avec la seconde passion de L'artiste.
Pour finir, on peut retenir de cette œuvre qu’elle a un côté binaire, spirituel, mais qu’elle ne renvoie à rien de particulier, car comme dit plus haut, c’est une peinture abstraite; on peut aussi ajouter qu'elle représente un rectangle aux dimensions parfaites, évoquant la "divine proportion", elle est donc inscrite dans la période du Bauhaus.

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Allen Ruppersberg vue par LAGARDE Gaël

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           Bonsoir, je vais vous présenter une œuvre de l’exposition : « No Time Left To Start Again / 2» (Plus de temps pour recommencer), appartenant à la galerie : « Air de Paris » (75013 Paris), qui n’a pas de titre, de l’artiste Allen Ruppersberg.
Il faut savoir que la première exposition : « No Time Left To Start Again », se déroulait à Los Angeles, or, celle que je vous présente, est la deuxième d'une série de cinq, un ensemble qui recouvrera une période qui commence en 1921, jusqu'au début des années 70, quand le rock'n‘roll devient le rock.
L'artiste a produit également une compilation sonore sur les influences du rock'n'roll et ses différentes formes, et les volumes 1 et 2 sont disponibles en vinyles à la galerie.
Ruppersberg, est l'un des premiers représentants américains de l’art conceptuel, ses œuvres comprennent des impressions, des photographies, des sculptures, des installations, et des peintures; il est très important de noter, qu'il s’inspire de Los Angeles pour la création de ses œuvres, et qu’il utilise beaucoup l’association du texte et de l’image pour renvoyer à des souvenirs passés, et donc convoquer la mémoire du spectateur.

L’œuvre dont il est question ici, est une sérigraphie.
Dans celle-ci, on distingue deux plans distincts, d'abord en premier plan, on voit des textes dispersés sur tout le tableau, tous différents les uns des autres, certains en français et d’autres en anglais; il s’agit ici d’écrits sérigraphiés d’écrivains, et cela se nomme des fac-similés.
De plus, ils sont tous positionnés dans n’importe quel sens, aucun ne va dans la même direction qu’un autre, d’ailleurs, on remarque que pour le texte en jaune par exemple, on reconnait des phrases écrites comme des vers, on pourrait donc penser à une poésie, et en ce qui concerne le texte de couleur bleu marine à sa gauche, il a la forme d’une lettre.
En arrière-plan, on voit une espèce de salon, dont on peut dire qu’il est classique, composé de deux fauteuils, une cheminée, un tableau, un bureau, une bibliothèque, etc.
En outre, ce fond, est reprit plusieurs fois par l’auteur dans plusieurs de ses œuvres, notamment dans une des sérigraphies de l’exposition en question.
Enfin, on aperçoit en bas du tableau, non pas un titre, car cette sérigraphie n’a pas la chance d’en être doté, mais plutôt une phrase, qui elle aussi est récurrente à maintes et maintes de ses œuvres.

Comme dit précédemment, l'oeuvre n’a pas vraiment de titre, par contre, il est écrit en bas : «Honey, I rearranged the collection…» (« Chérie, j’ai rangé la bibliothèque »).
Cette question, qui apparaît dans deux sérigraphies de l’artiste de cette exposition, décline les questions qui reviennent sans cesse dans l’œuvre de l’artiste, la mémoire collective de Los Angeles et des hommages à son panthéon personnel d'artistes disparus (Marcel Broodthaers, Guy de Cointet, Bas Jan Ader, Wolfgang Stoerchle, Jack Goldstein).
D’ailleurs, ici, il est question d’un hommage à son ami poète, devenu plus tard artiste, Marcel Broodthaers.
En revanche, on dirait qu’il a disposé les sérigraphies de ces artistes n’importe comment, à la va-vite en quelque sorte, comme si il avait cherché rapidement à qui il voulait rendre hommage, et qu’aussitôt il avait tout jeté sur son tableau.
Pour conclure, sur les œuvres principales de sa nouvelle exposition surtout, on voit très clairement l’emprunte de Los Angeles, ainsi que la convocation à des souvenirs lointains, d’autre part, les 5 séries de son exposition : « No Time Left To Start Again », seront présentées à Los Angeles en 2012.

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03 décembre 2010

James Kimberlin, sans domicile fixe, 7 octobre 1980 de Richard Avedon vu par BISRI Aisha

 

Image3_2James Kimberlin, sans domicile fixe, 7 octobre 1980 ©

Richard Avedon

 C’est une photographie de Richard AVEDON,

Artiste né à New York en 1923. 

photographe de mode et un portraitiste américain.

Avedon s’est toujours intéressé à la manière dont le portrait photographique traduit la personnalité et l’âme de son sujet. Ses portraits se distinguent facilement par leur style minimaliste où la personne regarde directement l’objectif, en posant bien de face, sur un fond totalement blanc.

. Avedon, à la demande du Amon Carter Muséum à Fort Worth(Texas) s’est lancé en 1979 dans un projet de six ans qui lui a permis de réaliser 125 portraits de gens de l’ouest américains. Avedon a dépeint les travailleurs comme les mineurs et les ouvriers des champs pétroliers dans leurs vêtements sales, des pêcheurs au chômage et des adolescents dans l’Ouest vers 1979-1984. Quand il a, pour la première fois, publié et exposé ces œuvres,« In the American West », a été critiqué pour avoir montré ce que d’aucuns considèrent comme une face peu flatteuse des États-Unis. Toutefois, Avedon a toujours été objet de louanges pour avoir traité ses sujets avec la même attention et la même dignité que celle habituellement accordée au pouvoir politique et aux célébrités.

Parmi ces œuvres : nous avons James Kimberlin, sans domicile fixe, 7 octobre 1980 dont on parle aujourd’hui..

C’est une photographie noir et blanc sur fond blanc.Ce qui décontextualise le sujet. Le grain du font est épais le cadre est une pellicule noire le tout collé sur une plaque d’aluminium; ce qui d’ailleurs donne à la photographie un aspect plus authentique car non retouché. Le sujet nous regarde de coté mais son corps est de face.

Les vêtements tachés par endroits Raccommodés par d’autres mais avec beaucoup de classe.

Il a le visage ridé, le regard agressif, franc, le visage beau, il a beaucoup de charisme, on peut dire l’Homme le vrai. Il a les cheveux en bataille mais ce n’est pas un style qu’il se donne. C’est lui, tout simplement.

 

Son regard est intense,si fort, qu’on pense à un défi ou un message. Comme s’il nous disait à ma place toi qu’aurais tu fais ? Ou bien que veux-tu encore de moi ? Tu m’as pris ma situation, ma vie, ma maison, mon image que veux tu encore ? Mon âme ?et bien tu ne l’auras pas !

 

 

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25 novembre 2010

Tournis-Coulis de Pierrick Sorin (Galerie Eva Hober) par Jérôme Rahault

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Bonsoir, je vais aujourd'hui vous présenter l’œuvre qui a retenu mon attention.

Il s’agit d’une installation de Pierrick Sorin, vidéaste et artiste plasticien français.

Le mois dernier, je me suis rendu dans le troisième arrondissement de Paris pour faire le tour de la rue St Claude qui héberge une petite dizaine de galeries. Arrivé devant la galerie Eva Hober, je me suis demandé si elle était bien ouverte à la vue du rideau qui masquait l’intégralité de la pièce principale. Mais une fois l’obstacle du rideau franchis, je fus décontenancé à la fois par l’atmosphère intimiste de la salle et par la surprise qui apparaissait devant mes yeux.

La première impression est assez paradoxal : partagé entre le désordre grotesque des câbles et entre les différentes couleurs en mouvement autour de moi, le tout mélangé à une ambiance sonore récurrente. Je dus rester là plusieurs minutes à chercher où il fallait regarder tout en évitant de me prendre les pieds dans les fils.

En effet, je décomposerais l’installation en trois ou quatre parties mais emboitées les unes dans les autres et chacune dépendant des autres et même ne pouvant exister que grâce aux autres. Ce sont des œuvres dans une œuvre : une mise en abyme.

La base de l’œuvre est la simple idée de mettre un câble dans un verre, la forme du câble s’en trouve déformée par la paroi du verre. Chaque verre de couleurs différentes, chacun accompagnés d’un câble, sont filmés sur le côté par une caméra de surveillance et sont éclairés par le haut. Ils sont posés sur un CD, du côté réflecteur, qui les fait tourner en renvoyant également des reflets colorés. Des projecteurs renvoient le film des verres sur les murs mais en passant par le verre lui-même. On a donc à la fois le film du verre qui tourne et son ombre, mouvante également, sur le mur. Le tout étant en directe. On peut alors compter pour chacune des six installations, un câble pour la lumière, un pour la caméra, un pour la plaque tournante et un autre pour le projecteur sans oublier les multiprises, ce qui nous fait 30 (6x5) câbles.

Cependant, l’installation est aussi complétée par un écran plat de télévision où l’on voit, et entend, Pierrick Sorin, sous le personnage d’une sorte de professeur de savoir-faire pratique, qui nous explique comment enrouler un câble dans un verre. Comme dans la plupart de ses court métrages, il se montre très maladroit et fait tomber le câble par terre à plusieurs reprises. Ce qui est intéressant, c’est qu’un peu plus loin on le voit dans la même scène mais cette fois, c’est sous la forme d’ « hologramme ». Toute la scène est représenté, même la caméra qui le film de face à l’écran. En réalité cette pratique se nomme « théâtre optique » et a été inventé peu de temps avant le début du cinéma en 1888. La technique consiste à superposer, au moyen de jeu de miroir incliné, un plan animé sur un décor fixe. La méthode est encore utilisée de nos jours pour les dessins animés.

 

Le concept de cette œuvre est né du besoin de l’artiste de faire de la place sur son bureau, il est amené à ranger un câble qui trainait dans un verre, et l’impression de distorsion du câble vue à travers l’épaisseur du verre le captive, s’en suit toute l’installation décrit ci-dessus. Le désordre, surement volontaire et même poussé à l’extrême, laissé par les câbles symbolise le personnage gauche que Pierrick Sorin aime incarner mais c’est aussi une vision générale des nouvelles technologies qui font notre quotidien, toujours plus nombreuses, et qui finissent par nous déborder lorsqu’on ne cherche pas à les maitriser. C’est donc un peu une sorte d’avertissement que nous suggère l’artiste.

L'ensemble de l'œuvre est plein de redondance : d'abord la vidéo des explications tourne en boucle, le discours se répète ainsi à l'infini avec lequel s'ajoute le son d'une autre œuvre (de la série"Les Titres Variables") qui émet une même onomatopée toutes les deux secondes. L'ambiance sonore est donc assez pesante et surement abrutissante à la longue (pourtant la personne qui tient la galerie doit la supporter toute la journée, en espérant qu'elle soit bien rémunérée...). Les verres, ainsi que leurs ombres et projections aux murs tournent sans fin, mais répétant toujours la même séquence une fois les 360° atteints. Cette rengaine sonne finalement comme un refrain de chanson, peut être représente-t-il chaque jour qui passe, avec nos habitudes et surtout nos tracas quotidiens dont on arrive pas à se défaire... (voir le court métrage du même auteur)

PS : Pour en savoir plus sur les autres œuvres de la galerie et sur celle de Pierrick Sorin en général, venez en salle Atrium 249 le 25 novembre à 15h45.

 

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21 octobre 2010

Photographie de Thibaut Cuisset par Angèle Liance

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Cette photographie, sans titre, a été réalisée en 2008 par Thibaut Cuisset.

On peut y voir une maison d'une couleur rouge très vive, entourée de nombreux autres immeubles, tous indiscernables les uns des autres.

Elle dresse le portrait insolite d'un pays cher à son auteur : la Syrie. La singularité de cette bâtisse rouge, entourée par l'ocre traditionnel des autres édifices, attire le regard, tout comme la Syrie peut paraître irremplacable à celui qui la connaît.

Ancien protectorat français, la Syrie reste en effet unique par sa culture, et le rouge vif du bâtiment pourrait alors évoquer la part d'occident qu'apporte ce pays au sein du monde Arabe. Il n'y a sur cette photographie aucun homme, comme pour pouvoir s'approprier comme il convient cette habitation, presque amicale grâce à sa couleur chaude.

Nombre de bâtiments sont visibles en arrière-plan : le spectateur peut grâce à cela profiter de la profondeur du moment capturé.

En premier plan cependant, des travaux sont visiblement commencés ; le caractère exceptionnel de cette photographie prend alors toute son ampleur, lorsque l'on réalise que bientôt cette même scène deviendra invisible, et que la charmante habitation sera alors entourée d'autres géants ocre.

La seule délimitation visible de la petite maison rouge est constituée d'arbustes, rajoutant encore un peu plus de poésie à l'édifice, grâce à l'aspect désertique du reste du paysage.

La lumière est par ailleurs omniprésente dans toute cette exposition : l'ombre y est quasi-inexistante, et plusieurs minutes sont nécessaires pour saisir les nombreux détails de chacune des oeuvres. L'homme y est absent ; le spectateur s'imprègne alors rapidement d'une impression de silence et de chaleur, d'épaisseur de l'atmosphère.

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17 octobre 2010

philip akkerman vu par aisha bisri

PA150179Bonjour;

je suis aisha bisri et j'ecris  pour parler d'une oeuvre d'un artiste qui s'appelle philip akkerman..

je ne puis dire le nom de l'oeuvre sinon que c'est un auto-portrait comme l'ensemble de ses oeuvres d'ailleurs..

c'est une peinture à l'huile sur bois..et elle représente le visage de l'artiste avec des couleurs étranges ce qui n'est pas sans rappeler Lesfauves;mais il ya de plus ici le souci du détail..

effectivement..nous avons des cheveux verts avec quelques intonations bleues..ainsi qu'un visage orange-rouge..mais surtout ce détail très prononcé du regard qui est très omniprésent dans les oeuvres de l'artiste;c'est un regard très intense ici en coin,mais qui s'estompe au fil du temps,pour pratiquement s'effacer dans ses dernières oeuvres..la touche est lisse..et posée..l'image est colorée sur un fond gris,c'est une image trois quart..nous voyons des rides sur le front ainsi qu'aux contours de la bouche..mais l'artiste étant né en 1957 ce ne peut être des rides marquées par le temps..on en conclut donc que c'est par le souci..il ya aussi ce fond gris qui crée le contraste et qui fait ressortir l'objet du tableau..il ya également un certain rappel de couleurs avec les reflet des cheveux et la couleurs de la chemise..le regard est triste..et en même temps très intense..on dirait que l'artiste,en créant ce jeux de couleurs et en faisant ressortir ce regard,dessine non pas lui même mais ce qu'il aurait aimé être..une sorte de rêve traduit ici par des couleurs inattendues et un regard qui traduit le retour à la réalité mais triste,presque melancolique,ce qui crée un double contraste:dans les couleurs et dans l'idée..

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16 octobre 2010

Portrait de l'artiste au sac de riz (autoportrait) de Buno Perramant vue par Méliné KULPA

Bruno_Perramant__Portrait_de_l_artiste_au_sac_de_riz__Autoportrait___2010

    Bruno Perramant peint Portrait de l'artiste au sac de riz (autoportrait) au cours de cette année. C'est une huile sur toile de 46 par 38 cm peinte d'une couche lisse.

  Le tableau représente un buste humain. Cependant, la seule partie corporelle visible est un œil.

Un sac recouvre la tête du personnage. Il est percé d'un petit trou qui laisse apercevoir un œil de couleur sang. Le sac semble rigide et son motif fait penser à un torchon à carreaux. Ne voyant aucune goutte de sang, on peut se demander s’il est déchiré et ensanglanté, ou si c'est le motif même du sac qui donne cette impression. L'intitulé de l'œuvre nous indique que c'est un sac de riz.

Le fond du tableau est sombre et constitué d'une palette de bleu clair et bleu-gris. Il est parsemé de taches vertes représentant vraisemblablement de la moisissure.

En peignant le vêtement dans les mêmes tons que le fond du tableau, l'artiste ne lui donne que peu d'importance. On ne peut dire ce que porte réellement le personnage : est-il emmailloté dans un grand linge blanc ? Est-il enfermé dans une camisole de force ? Six mains sont posées sur lui.

   L'univers des vanités m'attire depuis toujours et ce tableau a quelque chose d'assez énigmatique et ambivalent, c'est pourquoi je l'ai choisi.

Hors contexte, on dirait qu'il s'agit d'un torturé, dans un endroit sombre et humide, certainement dans un lieu de séquestration. Connaissant la biographie de Bruno Perramant et le thème de l'exposition : « Les couleurs, la guerre », on peut dire que c'est une retransmission artistique du ressenti du peintre pendant la guerre mais aussi un hommage aux torturés anonymes d'Irak. A mes yeux il ne s'agit plus d'un simple torturé mais d'une vaste cicatrice béante, image même de la souffrance du peintre.

La camisole symbolise l'absence de liberté. Quant aux mains, sont-elles celles d'agresseurs ou apportent-elles un certain réconfort au torturé ? Je pense qu'elles sont les deux en même temps. Elles dénoncent aussi la manière qu'a l'humanité de renier les abominations faites à l'Homme sous le prétexte de la guerre (faire semblant de ne pas voir étant représenté par le trou dans le sac qui recouvre le visage).

Durant la guerre, mettre un sac sur la tête d’un Homme est un supplice. Le prisonnier ainsi recouvert et ne voit pas ce qui l’entoure. Il est donc épris d’un fort sentiment d’angoisse, ne sachant à quoi s’attendre. Tel Goya, l’artiste peint ici une torture psychologique.

Bruno Perramant précise dans le titre, qu’il peint un autoportrait et choisi donc de se désigner comme modèle ; Pourquoi ? Tout cela pourrait être une magnifique mascarade !

Il se représente d’une manière assez animale, sorte de « Gueule cassée », d’écorché macabre et bestial. A la manière d’Elephant Man, il se cache derrière un sac, suggérant ainsi, qu’à l’extrême opposé du tableau, il est doux et subtil. Malgré le dispositif qui le masque, il regarde par le trou le spectateur, qu’il interpelle. Tout en dissimulant son corps, il essaye d’exprimer ce qu’il ressent, et appelle celui qui observe le tableau à se questionner sur son intériorité.

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30 septembre 2010

Art contemporain autour de Paris par Coubetergues

Autour de Paris, de nombreux sites d'art contemporain offrent des expositions très intéressantes. Vous pouvez choisir l'exposition que vous visiterez dans la liste programme qui est à télécharger sur le site Tram dont vous trouverez le lien à droite.

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24 septembre 2010

Le silence de John Cage par Ph. Coubetergues

Nous en parlions hier, voici quelques informations supplémentaires (tirées de Wikipédia) sur cette pièce de John Cage intitulée 4'33 :

4′33″ est une partition de musique avant-gardiste composée par John Cage, souvent décrite comme « quatre minutes trente-trois secondes de silence »[1],[2] (mais qui est en fait constituée des sons de l'environnement, que les auditeurs entendent lorsqu'elle est interprétée[3]).

Le morceau a été écrit en principe pour le piano et est structuré de trois mouvements principaux. Sur la partition, chaque mouvement est présenté au moyen de chiffres romains (I, II & III) et est annoté TACET (« il se tait » en latin), qui est le terme utilisé dans la musique occidentale pour indiquer à un instrumentiste qu'il doit rester silencieux pendant toute la durée du mouvement.

Une note de John Cage complète cette partition[4],[5] :

« Le titre de cette œuvre figure la durée totale de son exécution en minutes et secondes. À Woodstock, New York, le 29 août 1952, le titre était 4′33″ et les trois parties 33″, 2′40″ et 1′20″. Elle fut exécutée par David Tudor, pianiste, qui signala les débuts des parties en fermant le couvercle du clavier, et leurs fins en ouvrant le couvercle. L'œuvre peut cependant être exécutée par n'importe quel instrumentiste ou combinaison d'instrumentistes et sur n'importe quelle durée. »

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