Nom étudiant : Lucien L'Anton
Nom artiste : Darren almond né en 1971
Titre date : « Tide » 2008
Dimensions : 600 horloges digitales synchronisées
(chacune mesurant : 31.2*18.2*14.2 cm). Se présente sous la forme d'un
immense mur d 'horloge
Matériaux : Horloge digitales « flip »
synchronisées , système de contrôle electronique.
Caractéristiques : Synchronisation parfaite, mur de
3.5m*12m
Elements descriptifs de l'œuvre :
. C'est grand (600 horloges)
. Multiplicité d'horloge
. C'est figé
. C'est contre un mur
. Toutes les horloges sont identiques
. Les horloges sont protégées par un cache en verre
transparent
. Tout les écrans affichent la même chose
. Le mur est blanc, les horloges blanches, l'affichage noir
et les nombres blancs
. Affichage digital
. L'objet initial (horloge) préserve sa
fonctionnalité : afficher l'heure
. Le mur est plus grand que l'œuvre, il reste donc vierge
de chaque coté : aspect brillant
. Toutes les horloges sont parfaitement placées
. Lorsque une minute passe, l'affichage change : production
de bruit
. Placé a côté d'une œuvre lumineuse
. Le parquet est brillant, ce qui reflète l'œuvre
Premières relations objectives entre les éléments
repérés :
. Ces horloges permettent d'avoir une représentation du
temps qui s'écoule
. L'aspect brillant de toutes les horloges donne un effet de
reverbération de la lumière ainsi qu'un effet de transparence de l'œuvre
. La couleur blanche des horloges se font parfaitement avec
le fond blanc du mur
. La couleur noire de l'affichage ainsi que la couleur blanche
des nombres créer un contraste
. Le bruit engendré par le changement d'affichage est
amplifié par la quantité d'horloge
. L'affichage étant le même sur toutes les horloges, cela
créer un effet de redondance de l'œuvre
. La traduction du titre l'œuvre signifie Marée
(« Tide »)
. On a l’impression de voir une marée d’horloges
. 600 horloges qui comptent le temps
. Ici le temps est étalonné en minute.
. La grandeur de l'œuvre et sa position dans la salle
(contre un mur) semble augmenter la taille de l'œuvre
. Le point de vue du spectateur change l'image que l'on se
fait de l'œuvre, de face, celle-ci paraît immense et immobile, vue de côté
celle-ci semble être infinie et réfléchie la lumière
. Vu de côté, on voit dans le prolongement de l'œuvre une
sorte de lampe géante en forme de soleil et l'œuvre qui se déclinent sous
forme de miroir
. L'œuvre est renforcé par la réverbération de l'œuvre sur
le parquet brillant.
Synthèse descriptive :
Le titre de l'œuvre associé à l'œuvre pourrait être interprété comme une marée d'horloge. Cette œuvre
permet un affichage digital du temps qui passe. Ce temps qui passe est traduit
par un aspect visuel, changement d'affichage chaque minute), et auditif, bruit
engendré par le changement d'affichage. Les éléments composants cette œuvre
sont fonctionnels et n'ont pas été détourné de leur usage premier : afficher l'heure.
Cependant ici les horloges ne servent pas simplement à afficher l'heure, mais a
proposer au spectateur un affichage du temps qui passe. L'œuvre paraît lente
et infinie grâce aux horloges qui sont étalonnées par minute. Le mur blanc et le
parquet brillant donne l'impression que l'œuvre est immense. L'œuvre est
très allongé et rappel un paysage. Comme une sorte de champs d'horloge. Pour
finir le contraste de l'œuvre blanc/noir donne une fois de plus un sentiment
d'immobilisation des horloges.
Premiers éléments interprétatifs :
. Cette œuvre semble être une représentation physique du
temps qui passe et s'écoule inéluctablement de minutes en minutes
. Chaque minute devient un événement en lui même grâce au
bruit et au changement de l'affichage, de plus le spectateur attend cet
événement avec impatience lorsqu'il regarde l'œuvre
. Alors que la science valorisent un temps de plus en plus
petit (milliseconde, nanoseconde …), ici le temps est étalonné en minutes.
Chaque minute le processus recommence, jusqu'à la prochaine minutes.
. Le temps est de plus en plus virtuel, ici l’auteur nous
donne à entendre et voir le temps qui passe
. L'œuvre est parsemé de mouvement dans le temps, chaque
minute son œuvre évolue et se modifie. Cependant cette œuvre est elle même
éphémère puisque chaque jour elle est réinitialisé à minuit, et recommence,
inéluctablement, à compteur le temps
Synthèse interprétatives :
Cette œuvre a été réalisé en 2008 par Darren Almond. Elle
comporte 600 horloges digitales, toutes disposés contre un mur. Cette œuvre est
relativement immobile et semble représenter physiquement le temps qui passe et
s’écoule inéluctablement à la même vitesse. Le fait que les horloges n’affichent
que les minutes accentue cet effet de lenteur du temps qui passe. De plus,
chaque jour les horloges recommencent le même cheminement puisqu’à minuit elle
recommence un cycle, ce cycle durant exactement une journée. Ainsi l’œuvre redevient
la même chaque jour qui passe. Alors que la science valorise un temps de plus
en plus petit, ici l’artiste nous laisse ressentir la lenteur du temps, puisque
les horloges sont étalonnées en minutes. Ici, chaque minute devient un
évènement en lui-même grâce au mouvement qu’elle entraine : changement d’affichage
et bruit dû à l’affichage. Chaque minute qui « tombe » fait figure de détonation. O
n peut dire que l’œuvre a une dimension
infinie puisque celle-ci recommence chaque jour inéluctablement le même cycle.
Cette œuvre permettrait donc de compter le temps, imuable et infini. De plus
ici l’artiste modifie nos habitudes, en effet de nos jours toutes les nouvelles
horloges, montres, pendules… sont totalement silencieuses : on ne veut
plus entendre le temps passer (bruit du tic-tac de l’horloge). Cette œuvre est
donc une sculpture tant visuelle que sonore qui rappelle la tradition de la
vanité (réflexion sur le temps qui passe). Par cette œuvre, il montre qu’il
veut résister à ce temps qui passe inéluctablement.